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Apprendre à lire et la grammaire

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DSC05656Cette semaine, je me suis beaucoup concentrée sur le livre Apprendre à lire en famille. J’ai commencé à mettre sur papier ce que ma fille connaissait déjà en phonèmes et graphèmes et j’ai noté une progression possible pour elle à partir des suggestions du livre de tout ce qu’elle verra pour la suite. Marlène Martin donne des pistes vraiment intéressantes. Elle s’appuie sur des travaux sur le cerveau, entre autre, pour appuyer la marche à suivre. Elle nous éclaire en affirmant que le cerveau d’un enfant en apprentissage de lecture ne fonctionne pas de la même façon que celui d’un adulte. Il y a des graphèmes qu’il vaut mieux éviter de présenter ensemble afin d’éviter les confusions dans l’esprit des enfants, par exemple « au » et « eau ». Il faut mettre une distance entre chacun de ces apprentissages et ne pas faire une fiche sur le phonème « O, AU, EAU » par exemple, car du point de vue orthophonique, on risque d’entraîner une confusion. Il faut plutôt les présenter séparément et non à la suite. On peut faire une semaine une affiche « AU » avec des mots: auto, chaud, jaune, taupe, épaule, dinosaure (…), et faire remarquer à notre enfant que ce graphème se retrouve surtout en première syllabe, ou deuxième, troisième (etc…) mais jamais à la fin. On intercale d’autres graphèmes/phonèmes avant de passer à l’étude du « EAU ». On fait une affiche en entourant en forme de goutte le graphème pour rappeler l’eau. Et on note sur l’affiche des mots similaires: chameau, château, chapeau. Ensuite, on peut en ajouter plusieurs: manteau, marteau, gâteau, radeau… Cette fois, on fait remarquer que ce graphème se retrouve toujours à la fin. Voilà de quoi gagner du temps en orthographe.

Au fur et à mesure que l’enfant lit et qu’il intègre des phrases, elle nous suggère fortement d’introduire oralement la grammaire. On nomme avec les grands termes les notions grammaticales, en les expliquant simplement. Par exemple, on fait remarquer le mot « et » qui est une conjonction de coordination. On lui explique que c’est un mot qui sert à « accrocher ces deux phrases ». On aborde la ponctuation de même. Graduellement on instaure dans le savoir de nos enfants des notions qui seront réveillées naturellement en temps voulu. C’est donc une transmission naturelle et simple, intégrée graduellement. Dans ce même esprit, afin de ne pas confondre et créer des problèmes, on ne fait pas de fiches distinctives de « a, à ». Nous créons ces confusions en les apprenant de concert. Il faut apprendre isolément « a » comme étant un verbe. On lui fait remarquer à un moment « tu as vu ce « a » tout seul dans la phrase? (Marie a une poupée) » Ce « a » veut dire que la poupée est à Marie. Marie possède la poupée. Plus tard, dans une leçon ultérieure, qui ne vient pas après cette dernière, on voit le « à » préposition. « Tiens , tu as vu ce « à » avec son accent grave? Il complète « va » dans la phrase « Lucie va à Paris ». Elle « va où Lucie? ». Le « à » avec l’accent est une préposition. Et on reprend avec d’autres types de phrases: Joseph apprend à lire. Il apprend quoi? à lire…

Le livre dépasse les notions du CP et enrichit avec ses idées la lecture des enfants jusqu’à douze ans, bien que cette section du lecteur confirmé ne représente qu’un chapitre du livre. Mais on y détaille tous les aspects de la langue: analyse, grammaire, compréhension de textes, inférences etc…

Le livre couvre tellement d’aspects que mes lignes ici sont insuffisantes!!!

Je vous laisse avec deux idées de lecture suggérées par l’auteur autour de la langue qui intéressera les enfants (6-12 ans). On y parle des homonymes dans l’un et des préfixes/ suffixes dans l’autre:

                                        



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